Maman survivaliste ?

Je viens de finir un livre qui m’a « percuté ». Et j’ai envie de dire, ENFIN ! Ces derniers temps, ma lecture consistait à découvrir le marketing, le e-commerce, la communication « moderne » du net et tout le kit qui va avec.

C’est vrai, je me demande, comme beaucoup je suppose, en tous les cas pour ceux qui souhaitent vivre de leur passion sur le net : comment ça marche en fait ?

 Sage-femme de formation

Autant le dire, je ne suis pas attirée par le marketing et les « putaclics » (mot horrible que j’ai découvert sur Youtube).

Mais depuis plus de 3 ans de bénévolat et un temps fou pour délivrer du contenu que j’essaie d’améliorer, j’espère pouvoir ne plus « dépenser de l’argent » pour le faire mais plutôt en gagner.

Ça m’a valu quelques questionnements bien sûr, car il est évident que mon objectif n’est pas d’être milliardaire sur le net (le peut-on ?), mais bien de ne pas perdre de l’argent et dans la mesure du possible, d’en gagner.

Donc, je me suis lancé dans les vidéos et les livres qui sont censés vous aider à gagner votre vie sur le net.

Et je dois bien vous l’avouer, ces lectures me pèsent. Je passe par du Napoléon Hill et bien d’autres à des heures de vidéo sur internet qui t’expliquent inlassablement à quel point les tunnels de vente sont efficaces et qu’ils faut « capter » les adresses mails parce qu’au bout de la 7ème relance, les gens achètent…

Je rêve ou quoi ?

Est-ce que c’est de cela dont j’ai envie ? Moi qui déteste ces procédés ?

Je me rends compte que ça m’éloigne de mon authenticité, de ce contact simple qui me plaît. J’en ai marre de cette image qu’il faudrait que j’incarne pour « réussir ».

Donc, j’ai abandonné ces livres, car ils ne m’apportaient aucun plaisir (même si, j’en conviens, ils peuvent satisfaire certains d’entres-nous, voir un grand nombre, au vue du nombre de livre qu’ils vendent tous les ans).

Tout ça pour vous dire que j’ai finalement changé de « registre » dans mes lectures. Ouf, un vrai soulagement !

Je viens de finir le dernier livre de Gilles Lartigot, EAT2, et pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous devez déjà être au courant 🙂

Ça peut paraître surprenant, qu’un livre dont le sous-titre est : des morts et des vivants – chroniques d’une société toxique, me redonne l’air dont je manquai. C’est un peu sombre certes, mais le contenu m’a touché. J’ai senti la justesse du coeur. Et après les longues phrases interminables des livres « marketing » et autres joyeuseté dans le même registre, OUI, ÇA FAIT DU BIEN !

Ça me touche, ça me parle

Je suis déçue d’ailleurs de l’avoir fini aussi vite, malgré le fait que j’ai pris le temps d’absorber ce qui me semblait être des points-clés. J’avais encore envie de lire du « Gilles Lartigot ». J’avais encore envie de passer un moment avec lui.

Pourtant, je sens l’ébullition après le plaisir. Je sens la révolution après le calme de la lecture.

J’ai besoin de bouger, d’évoluer, comme la plupart d’entre nous (tous?). Et j’ai envie de franchir des étapes et d’expérimenter d’autres pistes.

Voilà pourquoi j’ai appelé cet article « maman survivaliste« . Parce que je veux avancer, dans ce monde, à cette époque, et du mieux que je peux. Je veux vraiment expérimenter des notions qui me semblent vagues, comme le survivalisme.

Pourquoi ?

Je suis une femme qui se rapproche de la quarantaine, avec un enfant de 2 ans, au foyer. Avec un mari qui travaille. Une maison en ville, 2 poules et un scénic. Je suis aussi cette femme passionnée par la vie, qui aime se remettre en question, bousculer les préjugés. Je suis cette femme végétarienne depuis que j’ai 6 ans (au grand drame de mes parents à l’époque). Je suis cette femme qui médite, qui aime partager, qui a envie d’évoluer.

Bref, je suis juste une femme qui a aussi ses limites, ses problèmes et qui vient de passer sa journée en jogging avec un élastique dans les cheveux vaguement coiffés.

Le mot « survivaliste »

Il ne m’a jamais vraiment attiré, jusqu’à ce que je comprenne que je n’avais pas la bonne définition du mot. J’ai compris aujourd’hui qu’il collait beaucoup plus à ma philosophie que ce que je ne le croyais :

ÊTRE ACTEUR DE SA VIE, ÊTRE RESPONSABLE, ÊTRE INFORMÉ : CONSCIENT ET ÉCLAIRÉ. Et surtout, ce mot va se coller à la définition que je vais lui donner. Il incarnera ma définition du survivalisme, avec bienveillance.

Je ne sais pas comment ni par où je vais commencer, mais déjà, je partage avec vous ces réflexions.

À très vite, j’ai hâte d’avoir vos retours, savoir si ça vous parle aussi.

Aurélie

 

 


Aurélie SURMELY
Aurélie SURMELY

Coach périnatal diplômée sage-femme, auteure du livre Accoucher sans péridurale

    5 replies to "Maman survivaliste"

    • marie

      Waouh ! Ton article me parle énormément ! J’ai aussi eu ma période Napoleon Hill et toute la clique, jusqu’à Ce que je sature complètement et décide d’en faire qu’à Ma tête plutôt que de suivre des principes qui ne me parlent pas du tout.
      Les personnes qui te suivent sont là pour qui tu es. En réalité, nul besoin de se forcer à quoi que ce soit. Ce n’est pas facile tous les jours car nous sommes matraquées de tous les côtés avec les méthodes miracle pour tout être n’importe quoi. Même si j’avoue que depuis que j’ai quitté facebook j’en vois beaucoup moins.
      Ça me donne envie de lire ce fameux livre de Gille Lartigot en tout cas ! Revenir à l’Essence-Ciel… mais tellement … en ce moment je lis « Le continuum, à la recherche du bonheur perdu ». Tu le connais peut-être. Ça parle des fondamentaux que nous avons « oublié » dans notre société d’en surconsommation, en particulier avec les enfants : la nécessité de les porter par exemple, alors’ que la « mode » est à les laisser pleurer alors qu’ils ont à peine quelques jours, semaines d’experience Terrestre …

      • Aurélie SURMELY

        Merci ! Ça fait du bien de lire que je ne suis pas la seule à mettre perdu dans les dictats du net et des réseaux ! Revenir aux fondamentaux, c’est effectivement la base.
        Je connais très bien le livre dont tu parles et je l’ai découvert il y a plusieurs années maintenant, grâce à une amie. J’ai été surprise par ce livre, plein de bon sens. D’ailleurs, lorsque j’ai eu fini de le lire, j’avais envie d’en apprendre encore plus et d’aller découvrir les mamans du monde. Je voulais voir ces enfants qui grandissent en confiance au sein d’une tribu. Comme si j’avais besoin de le voir pour bien assimiler le concept justement. Car ce n’est vraiment pas l’exemple que l’on donne en France. Du moins, je ne crois pas avoir vu des parents le mettre en pratique autour de moi 😉 Culturellement, ce n’est pas si évident pour nous 🙂

    • Flonambule

      Coucou mou je lus écologie du bonheur pour l’instant. Je comprends ton besoin d’être confrontée à de nouvelles idées. Bon cheminement.

      • Aurélie SURMELY

        Rien que le titre, ça donne envie ! Oui tu as raison, il faut s’adapter à un monde moderne, nous ne sommes plus à l’air du minitel, et en même temps ne pas perdre de vue nos valeurs. Être et oser rester soi-même. Ce n’est pas si simple ! Mais mon objectif est déjà d’être au plus proche de ce qui est et a toujours été essentiel pour moi. Ça remue ! Merci pour ton message 😉

    • Sarah Italiano

      J’ai bien aimé lire ton article. Il entre en résonance avec ma phase du moment: être moi et m’exprimer sur Internet, dans la vie aussi.

      J’ai lu tout un tas de bouquins de marketing, suivi plusieurs formations et j’ai encore quelques livres sur le sujet à lire. Mais ça suffit, je n’emmagasine plus de nouveaux ouvrages, je ne m’inscris plus à un nouveau « programme », je ne regarde plus frénétiquement toutes les vidéos. Tout ce que j’ai appris est suffisant… Surtout qu’au-delà du savoir ce qui a vraiment de l’impact, c’est la PRATIQUE.

      Une pratique sincère et portée par le plaisir. Je l’ai bien vu, lorsque je me posais moins de questions c’est là où les choses marchaient mieux. C’est un peu bizarre au début, on se dit qu’il faut suivre des règles, envoyer tel mail à telle heure sinon c’est foutu… Mais ce n’est pas vrai. Il y a un peu de technique à avoir (certains te diraient que c’est même pas nécessaire…) mais le piège c’est de s’enfermer dans un processus en oubliant QUI on est, sa personnalité, son humanité, sa créativité.

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