Nos vies peuvent parfois être tumultueuses, avec des expériences pouvant être difficiles, bousculantes, engageantes… Quelles stratégies adopter pour réussir à passer le cap ? Comment se sortir d’une expérience douloureuse ?

Bien sûr, il y a des expériences plus costauds que d’autres, toutes n’ont pas le même impact sur nous.

Alors comment avancer, malgré la tempête ?

Comment se sortir d'une expérience douloureuse ?

Devenir spectateur de l’expérience douloureuse

On a du mal à jauger, à évaluer ce qui est en train de se passer. Nous nous retrouvons noyés dans nos émotions.

Face à une situation inconfortable, nos filtres émotionnels, mentaux, nous font voir une autre réalité souvent plus complexe. Il est donc intéressant d’observer cela comme un contexte systémique : chaque personne est plus ou moins un pion sur un échiquier, qui a sa place, son rôle. On peut alors se demander : pourquoi à tel moment, ce pion interagit avec moi ? Pourquoi nous fait-il obstacle ? Pourquoi ce pion disparaît-il du jeu ?

IL n’est pas simple de tout comprendre, car il existe des règles qui sont régies par des choses plus grandes que nous, des choses que l’on ne maitrise pas. En prenant l’exemple de la loi gravitationnelle, elle est au-delà de nos propres compétences humaines. Il en existe bien d’autres.

Spectateur de l’échiquier = vision d’ensemble = voie de sortie, solutions

Sur cet échiquier, nous ne sommes pas coincés, car il y a toujours des cases autours pour circuler. Une expérience difficile ne signifie pas que nous sommes échec et mat. Si l’on est face à l’expérience, et que l’on ne focalise que sur elle, alors la solution peut sembler très lointaine, voire impossible.


Observer l’expérience douloureuse avec un filtre différent

Certaines personnes face à la même expérience, ne vont pas vivre la même chose. Et si séquelles il y a, elles ne seront probablement pas identiques. L’expérience dépend donc en grande partie de nos croyances, notre passé, notre vécu.

Que l’expérience soit actuelle ou passée, il peut être intéressant de changer de filtre, d’adapter ce nouveau filtre à cette réalité. Est-ce qu’il est possible de le faire ? Si oui, qu’est-ce qui est bénéfique pour moi dans cette expérience ?

Lorsque ce sont des expériences douloureuses, difficiles, s’est compliqué de s’imaginer en tirer quelque chose de bénéfique. De faire ressortir quelque chose de bénéfique. Tentez, essayez de rechercher ce qui pourrait être bénéfique : « au moins, je sais quelles sont mes limites » « j’ai vu à quel point je pouvais avoir des ressources insoupçonnées pour réussir à en parler »…

Oui, si c’est une expérience très dur, ce n’est pas une question que l’on aime se poser. Pourtant, il est possible de s’ouvrir à d’autres perspectives, d’autres points de vue, d’apprendre de nos expériences.

Une fois le filtre modifié : que puis-je créer avec cela ? Quelle personne puis-je devenir ? Que puis-je transmettre ? 

Les expériences nous permettent aussi (essentiellement ?) d’évoluer.

Je suis qui je suis, et je regarde avec tout cela, la vie. Je crée ma réalité.


Utiliser tous « ses cerveaux »

Face à une situation stressante, nous allons utiliser, de façon la plus optimum possible, les cerveaux reptilien, limbique, cortex et neocortex

« Chaque cerveau » apporte un bénéfice en rapport à nos besoins : que ce soit pour la sécurité, l’adaptation, traiter les informations…

Malgré leur complémentarité, il arrive que nous ne les utilisions pas tous correctement.

Par exemple, il est possible de rester « trop » longtemps en situation de stress, dans le cerveau reptilien ou limbique. Avec une grosse décharge d’adrénaline, on ne parvient pas à intégrer les autres informations et à les traiter correctement. On passe donc à côté de quelque chose d’important, qui est la gestion de la situation et notre façon de l’appréhender le plus intelligemment possible, pour vivre au mieux cette situation.

Interaction des cerveaux

Donc ces cerveaux ont chacun leur rôle. Pour qu’ils puissent interagir ensemble et être utilisés correctement, il faut faire un temps de pause.

Prendre du recul sur les choses, ne pas être complètement la tête dans le guidon. Revenir à soi et à l’intérieur de soi. Il est vrai que l’intérieur et l’extérieur ne sont pas vraiment dissociés. Donc pour changer l’extérieur, l’appréhension au monde, on doit revenir à soi, à l’essence même de notre être. Il est possible aussi d’apporter de la clarté avec la communication quantique.

Cela peut passer par le yoga, la sophrologie, la visualisation, l’hypnose… Il y a plein d’outils différents pour le faire. De mon côté, j’utilise la méditation : fermer les yeux et porter son attention sur son cœur, sur ce qui nous semblent essentiel.

En prenant encore plus de hauteur, on ne voit plus notre identité de femme, d’homme, de mari, d’épouse, de fils mère, enfant… on voit un être en train d’évoluer. Nous revenons au fait que nous sommes des êtres humains. Nous sommes bien plus qu’une place définie par un statut, par un arbre généalogique, l’étiquette, la place sociétale que l’on a pris / que l’on « subit »…

Même expérience mais réaction différente

Ce recul nous permet de nous détacher un petit moment de nos émotions, de l’expérience douloureuse, et de se dire :

« ok, voilà ce qui se passe, voilà la réaction que j’ai mise en place par rapport à ça. Est-ce qu’il est possible d’envisager de réagir différemment, de changer les choses, est-ce qu’il y a une solution que je n’avais pas vue, par ce que j’étais plongée à l’intérieur de cette expérience ? »

Le fait de changer de point de vue, comme un producteur réalisateur qui tourne un film, qui décide

  • de changer l’angle de la caméra,
  • d’améliorer la netteté,
  • de mettre des zones de flue sur certaines parties du décor, pour se concentrer sur d’autres choses, mettre en valeur d’autres choses.

Comme ce producteur / réalisateur, on va avec cette même réalité, la transformer, la regarder différemment, et du coup se positionner différemment.

Cela semble simple, mais il n’en est rien. Je crois que cela peut devenir un état d’esprit, une philosophie.

Vivre sa journée avec des moments de recul, pour trouver des solutions qui vous sont plus adaptées et qui vous rendent plus heureux.



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