Je ne crois pas connaître quelqu’un qui soit très à l’aise avec l’argent. Et toi ?Est-ce que c’est facile pour toi de vendre ? De demander de l’argent pour un service ? De gérer ton budget ?


L’argent traine des casseroles : ce que tes parents t’ont transmis, la façon dont tu le perçois (association d’idées, croyances), la valeur que tu lui accordes.
Je ne crois pas qu’il suffit d’être pauvre pour être généreux. Je ne crois pas que seuls les riches peuvent être malhonnêtes. Je ne crois pas que sans argent l’on puisse être serein mais je ne crois pas non plus qu’en avoir beaucoup soit suffisant pour vivre heureux. Ça, ce sont mes croyances. Et ces croyances-là me conduisent à gérer et accepter l’argent sous une certaine forme.

C’est intéressant je trouve, de se demander pourquoi nous avons « ce rapport à l’argent » et pas un autre.


J’ai beaucoup bougé par rapport à ça. Lorsque j’étais sage-femme libérale, je me débrouillais pour utiliser le tiers payant. Non seulement ça arrangeait mes patientes, mais en plus, je n’avais pas à passer l’argent de main en main. La carte vitale me semblait plus neutre.J’ai réalisé un jour mon erreur, ou en tous les cas, j’ai compris pourquoi je m’étais cachée derrière cela.

Voici ce qui s’est passé, lors d’une consultation dans mon ancien cabinet de sage-femme : 


– « Je suis désolée, j’ai un problème avec mon lecteur de carte vital. Exceptionnellement, je vais vous demander d’avancer la consultation. »

– « Oh… » le couple me regarde, sceptique.

Nous venons de passer 2h ensemble, ils attendent que je leur annonce le tarif. Moi, pas très à l’aise, je comprends que je vais devoir « monnayer » ma consultation… Ah… dur dur, je n’aime vraiment pas ça… J’annonce la couleur en me disant que bon… mon tarif est vraiment très bas….

– « Ça vous fera 21 euros ».

– « 21 ! « Me dit dépité le jeune papa.

Je suis scotchée. 21 euros pour 2 heures… Il sort son chéquier et le rempli en me demandant une nouvelle fois, si la consultation est bien prise en charge à 100%.


Ma petite morale de l’histoire :


1) Pas de coupable pas de victime : simplement, mon énergie avec l’argent n’était tellement pas bonne, que tout le monde l’a ressenti.
2) L’argent est un bout de papier, mais il me servait à payer le loyer de mon cabinet. Et tant d’autres choses. C’est simple, il faut s’ancrer dans le crâne que sans argent, il n’y aurait pas de consultations du tout.
3) Je me suis cachée pour éviter ma problématique avec l’argent. J’ai donc réalisé de plein fouet que je ne m’y prenais pas bien (manque d’estime pour moi-même et pour mon travail) et que je me sabotais sans vergogne, en « cachant / refoulant » l’argent, je souffrais d’une comptabilité déclinante.
4) Je comprends que, malgré le fait d’exercer mon métier passion, je travaille pour des sommes dérisoires en dépassant inexorablement le temps que je devrais accorder par patiente. Mon taux horaire est horriblement bas. 


Pour faire bouger tout cela (par la force des choses, ma situation personnelle m’a poussé à reconsidérer mon rapport à l’argent), je mets en place quelques stratégies :


– Je fixe mon taux horaire idéal pour être reconnue financièrement dans mon travail. Je me pose cette question : « quel tarif horaire pourrait me rendre heureuse ? » Oui, il m’a fallu braver mes vieux démons pour oser placer mes tarifs. Une fois mis en place, un soulagement incroyable m’a envahi !
– Je minimise un maximum mon temps de présence en individuel. Pourquoi ? Parce que je veux pouvoir me libérer du temps (donc de la vie). Comment ? En réalisant des webinaires, en écrivant des livres / Ebooks, en animant des stages / formations,… Je me limite dans le nombre de séances individuelles, tout en respectant mon taux horaire. Et pompon du pompon, j’ai même osé (il y a quelques jours) créer un profil sur une plateforme pour que les personnes puissent soutenir mon travail grâce à une contribution mensuelle. Yes ! I did it ! (j’attends toujours mon premier contributeur, mais quoi qu’il en soit, j’ai placé cette énergie-là pour me donner la possibilité d’avancer et de continuer à partager).


Tu es choquée par mon histoire ? Mes croyances ? Ce que j’ai mis en place ?Ce qui est important, ce n’est pas de juger l’autre, ni toi d’ailleurs, mais de mettre en place tes propres stratégies pour mieux « t’aligner » avec l’argent, tes besoins et ceux de ta famille.
Et ça, ce n’est pas une mince affaire.Il nous manque à tous une éducation financière, des stratégies et la compréhension de cette « énergie » qui régit l’aspect matériel de nos vies.


On chemine. Chez moi encore ça va bouger, et pour toi aussi certainement.


Dis-moi, tu aimerais mettre quoi en place, maintenant, pour diminuer ton stress / peur, face à l’argent ?

Douce pensée pour toi, à très vite,
Aurélie


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Crédit photo Marie Guibouin

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