De manière générale, chaque expérience que l’on vit, est utile, à un certain moment donné de notre vie.Je crois vraiment en cela. Par contre, c’est souvent difficile pour moi d’accepter l’expérience, quand elle me semble disproportionnée par rapport à ce qui « doit » en ressortir. 

J’aurais, tout comme toi je suppose, de trop nombreux exemples d’expériences douloureuses, qui me semblent tellement écrasants humainement, que l’ »utilité » de celles-ci me semble être une injustice profonde.  

Et puis, j’ai appris, en communication quantique notamment, à apprivoiser cette idée. Toute expérience nous est utile…. Je précise tout de même : utile à un certain moment donné de notre vie. 

Voici un exemple que j’ai eu il y a quelques jours, lors d’une séance :  

Ma cliente – « Je voudrais arrêter l’allaitement, mais je sens que ma fille ne veut pas ».

Moi – « ok. Ce qui est intéressant en communication quantique, c’est que l’on peut interroger tous les plans, pas uniquement les fréquences qui proviennent du mental. La réponse est ainsi plus complète, plus juste. On va interroger ta fille puis toi, puisque vous êtes un duo dans cet allaitement ».

Grâce à la communication quantique, voici les réponses que j’ai eues pour l’une et l’autre : 

Sa petite fille explique, qu’elle sent que sa maman ne veut pas vraiment arrêter, donc, elle a envie de continuer.La maman explique qu’elle ne souhaite pas arrêter l’allaitement, car elle ne veut pas que ses seins redeviennent une zone sexuée pour son mari. Elle n’a pas d’appétit sexuel et préfère garder l’allaitement pour ne pas devoir se justifier. Pour elle, c’est en quelque sorte une raison suffisante pour qu’il ne touche pas sa poitrine. 

La maman m’a validé le texte et m’a expliqué son parcours. C’est intéressant, car finalement, toutes les deux, vivaient une expérience utile. Elles avaient encore envie/besoin de cet allaitement. 

J’aime profondément cette communication, car elle nous apprend à être humble, neutre, sans jugement. Simplement, c’est là, en toute simplicité, avec amour. C’est accueilli. 

Je voudrais te partager aussi un autre exemple :

Lors d’une séance, une de mes clientes m’explique qu’elle a vraiment du mal avec son conjoint, qu’elle le trouve trop dans « sa bulle » et toujours hypnotisé par son travail.

Sa réponse en communication quantique : 

« C’est important pour moi de me découvrir et de prendre le temps de le faire. Je suis en train d’expérimenter cela, ce besoin de revenir vers moi, enfin. J’ai aussi besoin d’être avec cet homme, car il m’assure une sécurité financière qui me permet de réaliser mes nouveaux projets professionnels. Je n’aurais pas pu assurer avec un couple trop prenant ces temps-ci ». 

Tu vois, pas de jugement, c’est là, c’est utile, même si, sur d’autres plans, cela peut être inconfortable. 

Je me rends compte aussi que le fait de prendre conscience de l’utilité d’une situation nous permet de voir notre vie avec plus de douceur.Pour ma cliente qui n’était pas ravie de sa vie de couple, qui était fâchée contre son homme, elle m’a dit à la fin de la séance, qu’elle avait envie de le serrer dans les bras, car elle ressentait beaucoup de gratitude envers lui. 

 Il y a donc notre perception de la réalité et l’utilité de l’expérience que l’on vit. 

Petit aparté tout de même, car parfois, nous nous accrochons à une expérience passée, ou présente, mais, qui n’a plus d’utilité pour nous, à proprement parler.Ou du moins, l’utilité de la situation est uniquement : je trouve un prétexte pour ne plus avancer.

Ce qui est terrible, c’est que nous pouvons passer des années, des années et encore des années, à garder un prétexte qui n’est plus vraiment « bon » pour nous.

Je mets tout de même un bémol, car je m’aperçois aussi que tout est nécessaire, en un sens. Pourtant, nous pouvons nous sentir tellement soulagée lorsque nous lâchons ce qui n’a plus besoin d’être. 

Tout est ok, tout est là pour une raison, certes, mais ce serait un non-sens de le vivre comme une fatalité. Car pour moi, la vie est mouvement. C’est même une de ses lois : pour vivre, il faut du mouvement.

Je crois que c’est là où se situe notre libre-arbitre, si je peux utiliser ce terme, pour décider que lâcher prise ne signifie pas perdre sa volonté d’avancer, d’évoluer dans sa vie, dans ce monde.  

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